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N’enlevez pas à Dieu la joie de vous pardonner !

Ce n’est pas le péché qui est au cœur de la célébration sacramentelle,
mais la miséricorde de Dieu qui est infiniment plus grande que toutes nos fautes.

 

 

Cliquez ci-dessous pour télécharger le livret de l'Aumônerie :

 

 

Introduction

Le péché est un manque d’amour de l’homme qui blesse Dieu. Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance. Lui qui n’est qu’Amour, nous a créés libres pour faire le bien, pour aimer comme lui. Parfois, nous utilisons notre liberté pour faire le mal ou pour volontairement ne pas faire le bien : c’est cela pécher… faire le mal volontairement, librement et consciemment.

Par le sacrement de réconciliation, Dieu nous pardonne réellement, et nous donne la grâce de faire mieux ensuite, de nous convertir, de grandir en sainteté… donc en joie et en liberté !

On se reconnaît pécheur non pas en se regardant le nombril, en se faisant son propre juge, mais en regardant l’amour de Dieu pour nous. Il suffit d’accepter de se voir tel que l’on est, en vérité, à la lumière de Dieu. Il ne faut pas attendre d’être un saint pour aimer et se laisser aimer par Dieu !

Oui mais…

« Je retombe toujours dans les mêmes fautes... à quoi bon me confesser encore ? » Le rôle du sacrement de pénitence n’est pas de nous empêcher de pécher, mais de confier à Jésus-Christ notre conversion, généralement lente et laborieuse. Il s’agit donc moins d’évaluer nos propres forces, mais de recevoir la grâce de Dieu : d’elle, nous ne pouvons jamais désespérer. Dès lors que vous voulez honnêtement progresser, le sacrement de pénitence est pour vous. Si votre bonne volonté semble porter peu de fruits, si vous vous impatientez, Dieu, lui, ne s’impatiente pas et marche à votre pas. Le vrai progrès est dans la confiance en Dieu, dans la foi, pas dans les résultats que vous voudriez peut-être plus immédiatement visibles.

« Il y a si longtemps que je ne me suis pas confessé... Je ne sais pas comment m’y prendre, je ne saurais pas quoi dire... et que va dire ou penser le prêtre ? » Ne vous inquiétez pas, le prêtre a l’habitude ! Il vous aidera autant que vous le voudrez à vous y préparer et à voir clair en vous-même. Si vous éprouviez un obstacle insurmontable à cette première démarche, n’hésitez pas à le lui dire. Ayez confiance ! Le prêtre se fait l’instrument de Dieu : il ne vous juge pas ! Vous vous confiez à Dieu : tout ce que vous dites reste entre Dieu et vous. Le prêtre ne peut vous en reparler ensuite : c’est cela le secret de confession. Ce dont il se souviendra c’est votre fidélité et votre foi, votre capacité à vous laisser aimer par Dieu !

Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate,
ils deviendront blancs comme la neige. (Is 1,18)

Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. (Mt 9,13)

 

Quand se confesser ?

L’Église demande aux baptisés de recevoir le sacrement du pardon, au moins une fois par an. Elle recommande aussi de le recevoir avant toutes les grandes fêtes et les étapes importantes de la vie.

L’essentiel est de recevoir ce sacrement aussi souvent qu’on en ressent besoin, pour demander le pardon d’une faute lourde à porter et pour grandir en sainteté !

Le péché et le pardon prennent place dans notre histoire. Il est bon de savoir relire notre histoire spirituelle. La pénitence est un élément de cette histoire qui va nous permettre d’accéder à une plus grande liberté spirituelle : le péché étant une forme d’esclavage. Le pardon doit aussi nous permettre de savoir regarder nos talents pour les faire fructifier. La conversion ne consiste pas seulement à lutter contre le mal mais aussi à faire d’avantage de bien.

 

Comment se préparer ?

Avant tout priez ! Demandez à Dieu de voir en vérité votre péché. Rappelez-vous que tout ce qui se fait sans amour est péché… Priez avec vos propres mots ou avec ceux-là :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de reconnaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Amen.

Ensuite, posez-vous quelques questions : faites un examen de conscience ! Il y a plusieurs façons de faire cela. C’est d’autant plus facile si chaque soir avant de vous coucher vous prenez le temps de prier et de relire – même rapidement – la journée écoulée : Rendez grâce à Dieu de ce qui était bon, bien, beau, juste et puis demandez-lui pardon pour ce qui n’était pas digne de vous et pas digne de lui. Avec le temps, vous serez capable de voir les mille et un détails qui vous feront grandir en sainteté et imiter le Christ dans votre vie : aimer comme lui nous aime !

Trois questions simples :

  • - Quel mal ai-je fait à Dieu ? Quel bien ne lui ai-je pas fait ?
  • - Quel mal ai-je fait aux autres ? Quel bien ne leur ai-je pas fait ?
  • - Quel mal me suis-je fait à moi-même ? Quel bien ne me suis-je pas fait ?

Pour répondre à ces questions aidez-vous d’une des pages du livret de l'Aumônerie (disponible en 1 clic en haut de cette page !)… Attention, il ne s’agit pas de cocher les cases, ni de tenter de répondre à chacune des questions, mais de vous mettre face à Dieu, en vérité. Pour cela, vous pouvez vous aidez de l’une ou l’autre des propositions suivantes, en fonction de votre âge, de votre caractère, de votre sensibilité, de votre cheminement dans la foi...

 

Petits rappels utiles

Toute confession est une fête en Église, car, si nous faisons pénitence, ce n’est pas pour nous accabler en nous culpabilisant, mais pour rajeunir notre baptême, raviver la force de notre confirmation et retrouver notre place à la table du Seigneur. Ce qui nous libère du mal, c’est de retrouver la tendresse et l’amour de celui qui donne sa vie pour nous : le Christ.

« Je ne sais pas quoi dire… » je répondrais volontiers en souriant, « si vous ne parvenez pas à discerner votre péché, demandez à vos voisins, eux le connaissent ! ». On ne se confesse pas d’être pécheur mais d’avoir pécher en telles circonstance. Le péché ne relève pas uniquement du domaine de l’activité, et encore moins uniquement de l’activité sexuelle. Il relève aussi du domaine de la pensée, de la parole et de l’omission. Attention ! Ne tombez jamais dans le piège d’inventer des péchés pour être sûr d’avoir quelque chose à dire.

« Je n’ose pas tout dire au prêtre » Parce que les péchés sont trop graves ? …ou parce qu’ils sont trop nombreux ? Vous savez, le prêtre est un homme, lui aussi. Il se confesse, lui aussi. Mais surtout, le prêtre est l’instrument de Dieu. Il n’est pas là pour condamner ou pour punir, mais pour donner le pardon. Il est le signe et l’instrument de l’amour miséricordieux de Dieu envers le pécheur… Ayez confiance ! Ensuite, ne tomber pas dans un excès de scrupules (l’inverse de celui qui n’a rien à dire !). Notez sur une feuille ce que vous voulez remettre dans les mains de Dieu.

Ne jugez pas la gravité ou la non-gravité de vos péchés en fonction de la « normalité publique », de ce que disent la radio, la télé ou internet. Référez-vous à l’Évangile et à votre conscience. Ne vous contentez pas de la « foi du charbonnier ».

Ne confondez pas le péché, acte libre, et une bêtise conséquence d’un acte réflexe. Pour commettre un péché, il est nécessaire d’abord d’avoir la connaissance, l’intelligence, de ce que cet acte est un péché. Il est ensuite aussi nécessaire d’en avoir eu la volonté : ainsi, le petit garçon qui casse un vase par maladresse n’a-t-il pas commis de péché… même si ce beau vase était un cadeau de mariage de ses parents. Par contre, s’il joue au foot dans le salon, en sachant pourquoi c’est interdit et en connaissant les risques…

Il n’est pas rare que l’on veuille confesser comme un péché ses mauvaises notes scolaires. Il n’y a pourtant pas là forcément de péché, sauf si ces mauvais résultats sont les conséquences de la paresse ou de la négligence. Mais ces notes de classe sont ce qui occupe notre esprit, le champ de notre conscience. L’humiliation de l’échec empêche de voir où se trouve son vrai péché dans ses relations aux autres et à Dieu. Attention ! Ce qui nous marque le plus psychologiquement n’est peut-être pas ce qui est le plus urgent à corriger moralement. Demandez-vous souvent ce que vous devriez changer dans vos vies. Demandez-vous encore plus souvent ce que Dieu voudrait que vous changiez à vos vies.

Qu’est-ce que la pénitence ? Avant de donner l’absolution, le prêtre propose l’accomplissement d’une « pénitence » que l’on appelle aussi « satisfaction ». Il ne s’agit évidemment pas d’un prix à payer pour recevoir le pardon. De ce pardon, c’est le Christ qui a payé tout le prix en donnant sa vie « en rançon pour la multitude » (Mc 10,45). Il ne s’agit pas d’une punition mais d’un remède. Ce n’est pas une compensation pour le passé mais une aide à renouveler sa vie et un remède à notre faiblesse. Plus que la justice, c’est la conversion qui est visée. N’hésitez pas à dire au prêtre si vous ne pouvez pas réaliser cette pénitence : trop difficile voire impossible si vous ne connaissez pas les prières qu’il vous demande, ou si vous ne savez pas retrouver le texte qu’il vous demande de lire dans la Bible.

N’oubliez pas de rendre grâce, de dire merci à Dieu d’avoir lavé votre cœur de tout ce qui n’était pas amour. « L’amour de Dieu est tel que, sans rien enlever aux autres, il sait se concentrer sur chacun. Celui qui reçoit l’absolution doit pouvoir ressentir la chaleur d’une telle sollicitude personnelle. Il doit faire l’expérience de l’intensité du baiser paternel offert au fils prodigue : ‘il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers’ (Lc 15,20). Il doit pouvoir écouter cette voix chaleureuse de l’amitié qui rejoint le publicain Zachée, l’appelant par son nom à une vie nouvelle (Lc 19,5). »

(Jean-Paul II, aux prêtres en 2002)